A ne pas manquer a Tozeur

 

 

Tozeur est une riche oasis au Sud Ouest de la Tunisie située près du Chott El-Jerid, un passage oublié pour tout amateur de dépaysement. De nombreuses sources alimentent les 17 000 habitants et l'oasis qui compte plus de 200 000 palmiers s'étendant sur plus de 1000 hectares . L'architecture de la ville est unique au monde : les briques jaune de sable et d'argile et disposés selon des formes géométriques apportent au visiteur un regard attentif.

La vieille ville de Tozeur :


Tozeur, petite ville aux ruelles étroites, permet de découvrir l'architecture de la région : une brique faite d'un mélange de sable et d'argile, qui donne un ton ocre à la ville.

Tozeur est aussi une ville mystique car de nombreux marabouts (sages hommes) officient dans les environs.

Plus récemment, pendant la seconde guerre mondiale, le maréchal Rommel en fit son quartier général.

Il faut se perdre dans le vieux quartier de Ouled el Hadef (qui date du XIVème siècle) pour apprécier tout le charme de la vieille ville. Au détour des petites ruelles, on peut y admirer de splendides arches, des maisons aux façades de briques ocres, aux splendides motifs géométriques.

Musée Dar cherait :

A l'orée du Sahara, dans la splendide palmeraie de Tozeur, gîte d'étapes des caravanes depuis des siècles, se niche le Musée Dar Cherait . Le Musée Dar Cheraït témoigne d'un art de vivre oriental luxueux d'une famille tunisienne bourgeoise. Il regroupe les trésors de la civiliation tunisienne aux multiples influences. Et surtout, il offre le tribut de nombreux artisans, de leur travail, de leur talent : symbôle de l'attachement à un patrimoine tunisien de qualité.

Ce musée contient 11 salles :

 

  1. Le patio :

Née des sables et des rêves qu'ils engendrent, la demeure qui s'élève à l'orée de la palmeraie, réussit la gageure de concilier ce que l'orthodoxie architecturale a longtemps cru inconciliable : la rigueur, l'austérité de la brique cuite saharienne, à la grâce sophistiquée et citadine des céramiques et des stucs.
Et le résultat, surprenant d'harmonie, donne le ton à tout le parti pris architectural de ce palais. Massif, imposant et pourtant structuré en légèreté ; secret, discret, et pourtant tout en transparence, ombré, tourné vers l'intérieur, et pourtant si plein de luminosité. Le patio avec sa fontaine de marbre est la vérité de la maison. Celui du Dar Cherait avec ses quatre galeries couvertes est particulièrement réussi. Jadis, seuls les palais royaux avaient droit aux quatre galeries.

 

  1. La kharja :

Battent les tambours au rythme du silence. Claquent les oriflammes au vent immobile. Vibrant des murmures sacrés de l'histoire, la procession de la Kharja vous accueille avec solennité aux portes de Dar Cherait.
C'est à son rythme que vous descendrez l'escalier monumental, croyant entendre résonner sous vos pas les psalmodies incantatoires dédiées à Sidi Abid Lakhdar, à moins que cela ne soit à Sidi Abid Labiadh, les deux patrons de Tozeur.

  1. Salle de l'érudit :

Petite, ramassée, elle fait partie des pièces de servitude et non de réception. Celle-ci, antérieure au patio, mais placée sur son accès, est consacrée à un érudit à l'ouvrage.
Ce personnage qui aurait pu être un dignitaire religieux, un adel ou homme de loi rassemble autour de lui des collections de Coran et des porte-corans, d'encriers et de porte-plumes anciens, de parchemins et de calligraphies, ainsi qu'un étonnant tableau de signatures de adouls communément appelées khanfoussa.

  1. La chambre des notables :

Dans ces appartements réservés aux hommes, la scène centrale représente deux notables jouant aux échecs (jeu très prisé par les orientaux) et fumant le narguilé, face à une armoire en nacre ciselée en argent.
Dans une des salles attenantes, est réunie une collection d'armes à feu (fusils, pistolets...) et autres porte-armes en métaux précieux ainsi qu'une collection d'armes blanches (sabres, épées...).
Dans la seconde salle, on peut admirer un ensemble de selles et d'accessoires d'apparat de cavalier (boucliers, étriers, cache-pistolet, casques...).

  1. La cuisine :

C 'est une cuisine à l'ancienne, telles qu'elles existaient encore il y a quelques vingt années, et telles qu'elles persistent dans certaines vieilles demeures, où on ne croit qu'aux vertus de la cuisine au charbon. On y trouve une étonnante collection de cuivres, qui tous avaient leur rôle dans ces cuisines élaborées, et des lampes à huile de mosquée.
Remarquez la collection de moulins à café et de methred ou plateaux à pied haut, généralement utilisés pour présenter les pâtisseries au cours de cérémonies.

  1. La chambre nuptiale :

Dans l'alcôve de gauche a été réunie une superbe collection de kanaouitas ou coffrets à bijoux en nacre, en écaille de tortue et en bois précieux. Incrustés de filigrane, d'argent, ils recevaient les parures offertes à la mariée, et toute jeune fille se devait de l'inclure dans son trousseau.
Dans cette vitrine, vous serez séduit par l'ensemble de guéridons octogonaux en mosaïques de nacres et d'écailles de tortues à motifs floraux ou géométriques (d'origine turque ou syrienne). Vous pourrez aussi admirer l'importante collection de bijoux en argent (donc ruraux), ainsi que des bijoux en or symbôle d'une bourgeoisie bien ancrée. Dans l'alcôve de droite se déroule la cérémonie du henné avec la mariée en tenue d'intérieur et la hannana qui lui passe les pieds au henné .

 

  1. L'école coranique : El Kouttab :

Pour petit qu'il soit, le kouttab ou école coranique n'en est pas moins charmant. On y voit les louhas ou planches à écrire des élèves, une ravissante bibliothèque de mosquée, la séjada ou natte de prière du meddeb ou saint homme qui enseigne le Coran, et la falka instrument coercitif qui était destiné à punir les enfants en leur assenant des coups sur la plante des pieds.
Cet usage violent, a fort heureusement disparu depuis longtemps des mœurs et l'objet n'a plus qu'un intérêt ethnographique.

  1. Le bain maure : Hammam :

C'est un vrai hammam (ou bain turc, héritage des thermes romains), parfaitement agencé selon les normes, qui est présenté, avec sa chambre de sudation, celle de rafraîchissement et celle de repos.
On y trouve les ustensiles traditionnels tels que des seaux de cuivre, des tassas et foutas ou pagnes dans lesquels on s'enveloppe.
Seules les maisons de notables étaient dôtées d'un hammam.

  1. La chambre des dames de l'ouvrage :

Cette salle se caractérise par deux superbes seddas ou frontons d'alcoves polychromes à motifs floraux et animaux. Frappés à l'emblème beylical, une telle délicatesse de tons est particulièrement recherchée et mérite d'être signalée par sa rareté.
Les personnages mis en situation sont des brodeuses qui présentent les différentes modes de broderie sur guorguaf, tambourin, ou chebka, dentelle. Le résultat final de ces broderies est illustré par une grande collection de costumes d'apparat de Tunis, Hammamet, Raf-Raf, Jerba, Mahdia, Moknina....

  1. La galerie de peinture :

Dans cette galerie, des peintures illustrent et transcrivent à leur manière les scènes familières de la vie traditionnelle. On y trouve une grande panoplie de fameux peintres tunisiens contemporains : Farhat, Bellogha, Yahia, Megdiche , Sehili, Turki, Ben Abdallah...
Une collection de fixés sous-verres restitue un art typiquement citadin et qui s'épanouit dès le XVIII ème siècle quand la peinture figurative n'avait pas droit de cité.
Un hommage est rendu dans cette aile au poète romantique Aboul Quacim Chabbi.

  1. Salle des verres :

Exceptionnelle par la collection qu'elle rassemble, cette salle l'est également par son plafond de vitraux.

Les collections de verres soufflés sont d'origines diverses : Damas, Venise, Bohême ou encore Beykoz et sont rassemblées en harmonie de couleurs : Du rouge au bleu marine en passant par le blanc et la couleur lavande de quelques opalines d'une grande rareté.

Dar Zamen :

Spectacle de son et de lumières, Dar Zamen retrace des principales scènes de l'histoire d'une Tunisie millénaire .C'est un voyage qui vous fera découvrir l'histoire de les légendes de Tunisie. On traverse les siècles en découvrant les dinosaures, l'Africa romaine, Byzantine, Arabe, Ottomane jusqu'à la Tunisie de l'ère nouvelle.

Medina 1000 nuits :

Le parc d'animation de la medina des milles et une nuit relate, par un spectacle sons et lumiere, les anciens contes orientaux des 1001 nuits, narrés par la princesse Shérazade à son epoux Shahrayar.Tout au long de votre voyage, vous traversez les aventures d'Aladin, Sindbad le marin, la caverne d'Ali Baba, la grotte souterraine, les dédales d'une cité arabe…

Le zoo du désert : A l'intérieur de la palmeraie de Tozeur: animaux du désert (lions de l'atlas, autruches, gazelles, fennecs, chacals, dromadaires, reptiles, rapaces , et l'immanquable chameau qui boit du Coca etc..). Il dispose en contrebas d'un jardin paradisiaque à visiter absolument: palmiers, bananiers, abricotiers, pêchers et toutes sorte de fleurs.

Der Zoo von Tozeur

La palmeraie :   Irriguée par 200 sources, elle abrite une splendide palmeraie de plus de 1000 hectares , qui compte 400 000 arbres. La palmeraie est le lieu idéal pour se détendre et se rafraîchir au milieu des bananiers, grenadiers, figuiers et vignes.

La palmeraie forme une véritable jungle, avec trois étages de végétation : les champs de culture, les arbres fruitiers et au-dessus, des milliers de palmiers dattiers.


Le musée des Arts et traditions : Situé au coeur de la vieille ville, il permet de découvrir la culture authentique des habitants du Jérid. (Ouvert de 8h à 12h et de 14h à 18h).

Nefta :

Occupée depuis la préhistoire, cité Libyque puis romaine conquise par les byzantins puis les arabes Nefta la merveilleuse devient un haut lieu du soufisme. Elle compte plus de cent marabouts (Zaouia Sidi Brahim) et 24 mosquées. Nefta coincée entre le Chott el Jérid et les dunes de sable, est célèbre par sa corbeille au fond de laquelle jaillissent des sources à l'origine d'une palmeraie.

La corbeille de Nefta et un de ses canaux d'irrigation

Des marabouts et des mosquées ont été édifiées sur le rebord de la corbeille. De loin Nefta apparaît comme un tapis négligemment oublié par les anges sur le sable du désert, par une nuit d'été. L'architecture est typique, comme à Tozeur faite de briques pleines de couleur ocre. Cette architecture de villages bibliques a attiré plusieurs cinéastes, Rossellini a choisi ce village pour recréer la vie du Messie.

 

Les marabouts sous le ciel bleu et le soleil étincelant protégeant la corbeille 

Les oasis de montagne : Chebika, Tamerza et Midès

En traversant une plaine aride, brûlée par le soleil, on se dirige vers les contreforts de l'Atlas. Nichés dans cette montagne ou rien ne pousse, au hasard de la route, on peut apercevoir des espaces de verdure luxuriante : les oasis de montagne

Chebika , la première de ces oasis, est placée au croisement de deux avancées de la montagne. Le vieux village surplombe une gorge où coule l'oued qui a donné naissance à cet îlot de verdure.

La piste se poursuit en s'élevant progressivement dans un paysage de montagne d'une extrême austérité, avant de redescendre vers Tamerza. A l'emplacement d'un ancien ouvrage défensif romain, cette oasis est incrustée au fond d'une gorge couverte de palmiers.

Nous arrivons enfin à Midès , à quelques centaines de mètres de la frontière algérienne. Le village paraît suspendu au-dessus de gorges profondes, aux parois verticales, qui entourent cette oasis sur trois côtés.

Le Lézard Rouge  :

Offert en 1940 par la France au Bey de Tunis ce train effectue des promenades touristiques dans les gorges de l'Oued Thelja.

Le " Lézard Rouge ", train d'esprit colonial compte six wagons dont le wagon beylical et un wagon-bar. Le train empruntera la voie ferrée des mines, longeant le lit de l'oued, aux crues lourdes de limon. Ces lieux féeriques sont inaccessibles par un autre moyen de transport. Ces murailles infinies, menant au cœur de superbes canyons, ont fasciné plus d'un cinéaste (Franco Zefirelli, Yves Boisset, Harisson Ford...). Un périple hors du temps, dans un décor de Far West, dont vous garderez un souvenir enchanteur !

 

Chott Djérid :

Das Chott el Djerid

C'est un grand lac aussi vaste que le Kansas; on y voit des mirages et on y pratique la voile sur sable. D'une longueur minimale de 250 km le Chott, à sa surface, est constitué d'une agglomération de cristaux de sel. Chott el Jerid est le plus important des chotts de la Tunisie. Ce mot désigne les grands lacs croûtés de sel, situés bien souvent au dessous du niveau de la mer. Creuser un canal qui permettrait à la mer de se déverser dans les chotts est une idée qui hanta plus d'un bâtisseur Il est possible aussi de traverser le Chott El Jérid vers Kébili où jaillit la source de Ras El Ain à 45°C .

 

 

 

 
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